Carantec, terre de mariages !

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Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se targuer d’accueillir des musiciens de niveau international tels qu’Ablaye Cissoko et Volker Goetze à Carantec. Autant dire que dans ces cas là, on croise fort les doigts pour que la météo soit de la partie… Peine perdue, les cieux étaient contre nous mardi 5 août. C’est à contrecœur qu’il fallait oublier le délicieux Jardin du Verger pour se réfugier dans le forum à l’acoustique pas des plus évidentes… La motivation est pourtant au beau fixe à l’arrivée des musiciens sur scène où quelques 200 personnes les attendent pour cette soirée imaginée autour du jazz et de la musique mandingue.

Les premiers sont les locaux de l’étape, les Bretons de Bakocombé. Heureux comme tout d’arriver en terre carantécoise, ils débarquent avec toute leur batterie d’instruments aux noms plus exotiques les uns que les autres (kora, balafon, n’goni). Malgré une moyenne d’âge qu’on situerait en dessous de 30 ans, ces quatre garçons ont choisi d’aller puiser dans la tradition d’Afrique de l’Ouest pour composer leur propre musique. La kora et le balafon s’accordent ainsi avec la basse et la contrebasse, créant un dialogue qui oscille entre plages contemplatives et rythmes frénétiques. L’appel à la danse n’est jamais bien loin et encouragé par le public qui le rappelle chaudement, le groupe invite les jambes à se délier, les hanches à se balancer pour un final en forme de joyeuse transe.

C’est dans une toute autre ambiance que nous plongeons quand, en habits traditionnels africains et costume à carreaux bleu et blanc Ablaye Cissoko et Volker Goetze, s’installent. Dès les premières notes, un silence quasi religieux s’instaure dans les premiers rangs. Un dialogue d’une pureté aérienne se construit sous nos yeux. La trompette du New Yorkais d’origine allemande épouse avec délicatesse la kora du Sénégalais et nous emmène dans des contrées inexplorées, entre jazz et musique traditionnelle mandingue. Selon la tradition orale perpétuée par les griots en Afrique, Ablaye Cissoko ponctue chaque intermède d’une histoire venue de là bas. Au-delà de parvenir à créer cet accord si parfait et si subtil entre leurs instruments, ces deux musiciens dévoilent aussi une vraie complicité sur scène. Respect, écoute, mais aussi petites taquineries en font un duo improbable aussi brillant qu’attachant qu’on quitte des étoiles pleins les yeux lorsque la dernière page de ce voyage en musique se tourne.

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Tubes et tubas à Callot !

Quand la fanfare Pattes à caisse investit l’île Callot un mardi soir de juillet,
ça donne ça !

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Une traversée en bateau depuis la cale de la Grève Blanche, suivie de deux heures les pieds dans le sable chaud, voire dans l’eau, à se trémousser au son des plus grands tubes de la fanfare carantécoise en sirotant un petit verre ! Bonne humeur et convivialité garanties !

Les vidéos de la soirée :

Aurore réveille les Mardis Trans’arts !

Voilqué

Il est 23h15 et ils sont encore plus de 200 dans le Jardin du Verger mardi 22 juillet. Et pour cause ! Après avoir débuté la soirée au rythme des guitares manouches de No Mads, sur scène c’est désormais Aurore Voilqué qui les enchante depuis pas loin de 2 heures ! Tous ceux qui sont face à elle ce soir dans le Jardin ne le savent peut être pas, mais la musicienne joue régulièrement avec pas moins que Thomas Dutronc.

Haut perchés sur ses talons, cette violoniste de haut vol est aussi une jeune femme charmante qui pratique non sans humour, avec un talent et un plaisir visibles, l’échange complice avec son public. Après avoir enchaîné avec son contrebassiste et son guitariste les compositions personnelles, les grands standards du jazz, mais aussi de la chanson avec des reprises de Gainsbourg ou Nougaro, le trio s’essouffle à peine.

Pour un rappel chaudement réclamé, ils invitent les No Mads, le duo qui a ouvert la soirée, à les rejoindre pour un bœuf improvisé. Ce sera sur « Les yeux noirs », autre grand standard du jazz s’il en est. Sous une douceur encore clémente pour l’heure tardive, cette soirée enchanteresse s’achève laissant le public s’en repartir dans l’allée du jardin comblé et repus de tant de talent.

En savoir plus sur No Mads et Aurore Voilqué

Le concert en vidéo :

La danse de Tango Sumo à Carantec

Danses martiales, scénographies surprenantes, chorégraphies dont les influences du théatre, du cirque et de la musique sont omniprésentes,
la danse de Tango Sumo fait appel à des artistes complets.

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Découvrez cette troupe morlaisienne réputée dans leur « 1er et 2ème Round ». Dans ce spectacle, la danse s’entremêle, tendre ou féroce. On s’accroche, on s’empoigne, on se lie au cœur d’une spirale infernale, d’une danse de combat, d’une danse de l’entraide qui n’est pas sans laisser de marques…

Aperçu de ce qui vous attend ce soir, à partir de 20h30 sur la place Vincent Guivarc’h à Carantec (devant l’office de tourisme) :

Ablaye Cissoko et Volker Goetze à l’affiche des Trans’Arts

Le Jardin du Verger s’apprête à accueillir mardi prochain la kora d’Ablaye Cissoko et la trompette de Volker Goetze, dans un spectacle aérien qui nous fera voyager des gratte-ciels new yorkais aux terres arides africaines.
Après des passages remarqués à Jazz à Viennes, à la New York Jazz Gallery ou à l’espace du Roudour, ce duo sensible entre jazz et musique mandingue nous fera l’honneur d’une étape carantécoise.

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Interview d’Ablaye Cissoko quelques jours avant sa venue :

Quelle est l’histoire de votre rencontre ?
Notre rencontre s’est fait il y a plus de 15 ans en 2001 à St Louis du Sénégal, au Festival de Jazz de St Louis. Il y avait lors de cette édition l’orchestre EuroAfrique, sous la direction de François Jeanneau : ce projet consistait à réunir des jeunes jazzmen européens et africains. Volker et moi en faisions partie. Nous avons gardé contacts par la suite jusqu’en 2007 où nous avons décidé de faire un album ensemble : « Sira »

Où vivez-vous respectivement à l’année ?
Je vis toujours à Saint Louis du Sénégal, et Volker , bien qu’allemand, réside à New York.

Mêler jazz et musique mandingue, trompette et kora, c’est quelque chose d’assez inhabituel ? ce mariage s’est-il fait en toute logique et en toute facilité ?
Il y a des mariages qui sont difficiles, d’autres qui sont faciles, certains prennent du temps à se réaliser … Mais c’est juste une question d’amour entre les instruments. Le jazz est présent en Afrique et on est habitué au son de la trompette … cela peut être inhabituel sur le papier mais dès qu’on l’entend on sait que cela va marcher. Tout dépend aussi des musiciens ! Volker étant un grand soliste qui sait jouer en finesse, cela ne pouvait que fonctionner.

Quel est l’étendue de votre répertoire ?

Notre répertoire n’a pas de limites , nous partons d’une base de musique mandingue sur laquelle nous créons au gré de nos sensations. Tous nos morceaux sont des compositions

Faites-vous la part belle à l’improvisation au gré de vos concerts ?
Ma musique est vivante elle n’est pas écrite. Chaque moment est unique et peut donner une version différente de nos morceaux. Les instruments et les notes ont leur propre vie, et peuvent nous échapper parfois …

Vous allez vous produire dans un cadre très intimiste, dans un jardin, en plein air, sur un plancher en bois mardi prochain à Carantec : c’est une configuration dont vous avez l’habitude ou connaissez-vous davantage les grandes scènes et grandes salles ?
Le rôle d’un Griot est de jouer et chanter. Et un Griot est heureux d’avoir cette opportunité. Avoir une personne ou 1000 personnes devant lui, cela ne fait aucune différence. Il est flatteur de se produire sur des grandes scènes et dans des grandes salles, mais nous nous adaptons à tous les lieux qui nous accueillent et nous donnons la même intensité et émotion dans notre musique. Un lieu intimiste, au contraire d’une grande salle, permet une plus belle rencontre avec le public et cela est très important pour nous.

 

« On a tous fait des pâtés de sable » : rencontre avec Guillaume Castel

Affiche

Sulpteur morlaisien, Guillaume Castel explore le land’art et en fait la trame de sa démarche artistique.
Dans le cadre d’une installation éphémère sur une plage de l’île Callot, il invite le public à le rejoindre le vendredi 1er août pour créer des milliers de pâtés de sable, ou tout simplement pour découvrir,
le temps d’une marée, une création artistique !

Pour une de pays Guillaume  Castel

Rencontre avec cet artiste qui expose et intervient partout en France et à l’étranger mais qui reste très présent dans sa région natale…
 
> Guillaume Castel, votre nom bruisse de plus en plus dans le milieu de l’art contemporain :pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?
Voilà une quinzaine d’années que je pratique la sculpture, que je cherche et affine mon sujet, que j’expose un peu partout. Mon travail commence à être reconnu et m’ouvre de nouvelles portes avec de nouveaux challenges à chaque fois. Cette automne je présente 6 sculptures Monumentales aux Archives Nationales pendant le  Young International Artists ( OFF de la FIAC )
 
> Qu’est ce que le land art et pourquoi y êtes vous attaché ?
Le land art est un courant artistique qui fait avec et dans la nature… Pour moi c’est le berceau de mes recherches, même si je ne suis pas dans la veine des puristes. L’espace naturel est la matrice de mon travail qui se nourrit de mon territoire qu’est le pays de Morlaix entre terre et mer…
> Il paraît que vous allez « envoyer du pâté » le 2 août à Carantec ?
Mon projet autour des pâtés me trotte dans la tête depuis plusieurs années. J’ai eu l’occasion de le réaliser une première fois au festival de L’Estran sur la plage de Tregastel dans les Côtes d’Armor. Mais cette idée est née dans la baie de Morlaix et je voulais le voir là et le partager avec les gens qui suivent mon travail depuis longtemps…
 
> Des châteaux de sable sur une plage, un projet artistique en forme d’invitation à une douce régression enfantine ?
Mon intention première reste esthétique, mais on a tous fait des pâtés de sable, le geste est simple et rempli de souvenir…  J’aime quand l’art est participatif et ludique.
 
> Pourquoi avoir choisi l’île Callot ? 
En baie de Morlaix, il n’y a pas tant de plages qui permettent d’accueillir un tel projet (taille de la plage adéquate, qualité du sable, environnement ….)  Callot est un petit paradis,  j’y ai passé une partie de mon enfance entre pêche, camping et ballades…
 
> Quel rôle va jouer le public à vos côtés ?
Le public va tout faire ou presque, je suis juste un « chef d’orchestre » pour que l’image finale soit comme je l’imagine…
Rendez-vous le samedi 2 août à l’île Callot
Passage possible par la chaussée submersible entre 14h50 et 18h30.
Places de parking limitées au Port : privilégier la navette estivale gratuite.

5 questions à Aurore Voilqué, violoniste de haut vol !

A l’affiche des plus grands festivals de jazz, Aurore Voilqué nous fait l’honneur d’un détour par Carantec cet été pour  présenter un concert qui va vous faire irrésistiblement swinguer !

Le rendez-vous est donné le mardi 22 juillet à 20h30 dans le Jardin du Verger.

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Rencontre avec cette virtuose de l’archet en 5 questions :

> Pouvez-vous nous résumer votre parcours de musicienne ?
J’ai commencé le violon à l’âge de 3 ans à Strasbourg par la méthode Suzuki qui éduque d’abord l’oreille avant le solfège. J’ai eu ensuite un parcours assez mouvementé dû à la vie a l’étranger que j’ai eue en suivant mes parents.
J’ai d’abord étudié le classique, mais sans jamais passer par le conservatoire. Je n’ai connu que des cours particuliers (même au fin fond du Cameroun). J’ai aussi fait un passage à la Schola Cantorum à Paris. Puis des expériences d’orchestres symphoniques avant de découvrir vers 17 ans le jazz de manière approfondie par un stage à Barcelonette qui confirma la direction que je souhaitais prendre. Ensuite, j’ai enchaîné les bœufs dans les bars et clubs de la capitale avant la création de mon Aurore quartet en 2004. En ont découlé de longues heures de démarchages afin de faire exister le groupe. Et de fil en aiguille, des concerts de plus en plus importants ont vu le jour. Nous avons joué dans des festivals, des clubs et fait de merveilleuses rencontres avec des musiciens connus ou moins connus .
J’ai aussi fait un long passage dans la rue et dans le métro où je faisais la manche d’abord avec un orchestre de chambres puis ensuite avec mon groupe Aurore Quartet. Je pense que c’est une expérience indispensable pour un musicien. Ça m’a beaucoup appris. Le terrain est une école qui me parle beaucoup plus que les conservatoires. Après, l’un n’empêche pas l’autre !

> Comment définiriez-vous votre musique ?
Ma musique est accessible. Toute personne de n’importe quel âge, connaisseur ou non doit s’amuser a mes concerts. Le partage est ma devise.

> Vous avez travaillé avec de grands artistes tel que Thomas Dutronc ou Rhoda Scott, comment s’est effectuée votre collaboration ?
J’ai eu la chance au fil de mes rencontres de travailler avec Rhoda Scott (avec qui j’ai fait un disque en 2013) et Thomas Dutronc. Ce fut un vrai plaisir de me retrouver sur la scène de cette salle mythique qu’est l’Olympia (entre autres) aux côtés de ce dernier et de partir en tournée plusieurs jours, même si c’est très fatiguant. Ce sont deux grands artistes adorables et généreux.
Je parlerai aussi d’une soirée où j’ai été invitée par le Laurent Mignard Duke Orchestra et au cours de laquelle je me suis retrouvée à jouer un solo sur « Sophisticated lady » avec cet excellent big band au sein duquel les musiciens sont tous aussi extraordinaires les uns que les autres…

> Dans quelle formule va vous découvrir le public carantécois mardi ?
J’ai plusieurs formules allant du trio au quintet avec des instrumentations très différentes les unes des autres. A Carantec, nous serons en trio avec Basile Mouton à la contrebasse et Thomas Ohresser à la guitare. Ce sont deux de mes musiciens qui tournent depuis longtemps avec moi. Nous avons une grande complicité depuis plusieurs années. Nous interprèterons mon répertoire allant de Django Reinhardt au swing en passant par la musique tzigane et la chanson française. Un mélange de tous mes disques en quelques sortes.

 

> Le public carantécois vous découvrira mardi prochain dans le cadre magique du Jardin du Verger, qu’attendez-vous de ce concert en terre bretonne ?
J’ai toujours adoré jouer en Bretagne et apprécie la chaleur et la vérité du public breton. Je pense que ce moment sera magique. Il y a toujours une âme toute particulière aux concerts en Bretagne…

 

 

Photo :
Emmanuelle Ales

« Et ça commence par vos applaudissements !!! »

RETOUR SUR LE CABARET D’IMPROVISATION THÉÂTRALE DU MARDI 15 JUILLET

Chaussettes et cravates à rayures (mais l’assortiment s’arrête là), bermudas et chemises à grosses fleurs, en Master of cérémonie qui ne se prend pas au sérieux, Maxime chauffe le public avant chaque saynète.

Dans le public, ils sont entre 200 et 250 à ne pas avoir manqué ce premier rendez-vous avec les Soirées Transat 2014. Le soleil brille encore, la soirée s’annonce douce et l’ambiance bon enfant.
C’est parti pour une grosse heure d’improvisation pour les 6 comédiens de la toute jeune troupe de la Drim Tim qui pose ses valises ce soir à Carantec. Par Drim Tim, entendez Drôle de rassemblement d’improvisateurs merveilleux de la troupe interdisciplinaire morlaisienne. Un groupe d’impro encore à ses balbutiements puisqu’il a vu le jour sous l’impulsion de Maxime Gloaguen en septembre dernier à Morlaix. Si les comédiens amateurs en sont encore à leurs galops d’essai, ils affichent déjà une décontraction et un plaisir certains sur scène. Il faut dire que le cadre enchanteur de naturel et d’intimité du Jardin du Verger leur est idéal pour une de leurs premières représentations « hors les murs » (la troupe a l’habitude de jouer à la MJC de Morlaix pour le moment).

Improvisation oui, mais un fil rouge, « les vacances », déroule quand même le spectacle. Selon le principe de l’impro, l’imagination du public est régulièrement sollicitée afin de lancer un thème. On voyage ainsi de Dubaï à Carantec en passant par Ibiza, on assiste à un homicide au bord d’une piscine, à une séance de bronzage un peu spéciale, ou encore à un séjour dans un igloo… Un jeune Esteban peu craintif dans le public est même invité à venir sur scène et à tenir 5 minutes une position tout à fait incongrue. Alors, forcément l’ensemble est parfois un peu bringuebalant, tous les comédiens n’ont pas le même niveau et certaines répliques tombent de temps en temps un peu à plat. Mais dans l’ensemble, le public rit de bon cœur et applaudit chaleureusement, reconnaissant l’exercice particulièrement difficile qu’est l’improvisation. Une heure plus tard, les comédiens de la Drim Tim saluent épuisés, mais ravis et rappellent que les intéressés peuvent encore les rejoindre au sein du groupe qui répète chaque mercredi toute l’année à la MJC. (page Facebook ici)

 Prochain mardi trans’art : le 22 juillet à 20h30 avec Aurore Voilqué et No Mads (concerts jazz manouche)

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INTERVIEW : la DRIM TIM, pro de l’impro !


La DRIM TIM présentera son cabaret d’improvisation théâtrale le mardi 12 juillet à 21h dans le Jardin du Verger.

En attendant de les découvrir à Carantec, petite interview de Maxime Gloaguen, membre de la troupe.

> La Drim Tim est une troupe d’improvisation théâtrale morlaisienne toute récente, comment s’est-t-elle lancée ?

En fait l’impro existe depuis un moment à Morlaix. Mais depuis septembre 2013 est née une véritable volonté de se faire connaitre du public et de se structurer un peu plus pour répondre aux attentes des personnes qui souhaitaient pratiquer, avec un succès très vite au rendez vous, tant dans les inscriptions aux ateliers que dans la réponse du public Morlaisien aux différentes propositions de spectacle.
Les troupes locales nous ont aidé à nous lancer (la LIBIDO de Brest et la CLIQUE A FARCE de Brest, les deux troupes qui ont également participé précédemment aux Soirées Transat). Et voilà, l’alchimie et la bonne volonté des uns et des autres a fait que l’impro a pris racine à Morlaix..

> Pour les non-initiés, qu’est-ce qu’un spectacle d’improvisation théâtrale ? A quoi peut-on s’attendre ?

Je me permets d’apporter une précision, nous faisons de l’improvisation pluridisciplinaire, ce qui veut dire que nous ne travaillons pas que les techniques théâtrales, d’ailleurs un musicien sera présent lors de notre spectacle à Carantec ! En gros un spectacle d’improvisation est un moment d’échange entre le public et les intervenants, une proposition qui cherche à coller au maximum aux souhaits du public présent tout en lui apportant des surprises pour provoquer rire, émotions et interrogations.. Le public choisit ce qu’il souhaite voir et les improvisateurs font une proposition.
Ainsi on peut s’attendre à tout et n’importe quoi :  le public souhaite savoir ce que se disent les légumes entre eux dans le frigo une fois que celui ci est fermé, c’est possible… il veut revoir une scène d’une histoire au ralenti, c’est possible… il n’apprécie pas la fin d’une aventure et préfère en voir une autre, c’est possible… Bref tout est possible dans la limite du raisonnable et du public présent, l’impro c’est aussi savoir s’adapter au public, tantôt plutôt familial, tantôt plutôt étudiant etc…

> Une petite présentation des comédiens que nous aurons le plaisir de voir jouer dans le Jardin du Verger ?

Tout ce que je peux dire c’est qu’ils seront 6, de 18 à 55 ans et de professions différentes, c’est aussi cela la richesse de l’improvisation, mélanger les univers, les cultures différentes afin de s’enrichir entre nous. Avec eux un musicien improvisateur ainsi qu’un présentateur
.

> L’improvisation, un exercice qui n’est vraiment pas évident… comment est-ce que vous vous préparez avant d’entrer sur scène ?

Le secret c’est de ne pas préparer, car de toute façon ça ne se passera pas comme on a prévu, tout est improvisé… Plus sérieusement, nous nous réunissons une fois par semaine, le mercredi soir à la MJC de Morlaix pour affiner notre sens de l’improvisation, savoir écouter l’autre, accepter pour mieux rebondir, jouer des contraintes.

> Le public carantécois est très familial, comment s’adapter au public le plus exigeant qu’il soit… les enfants ?!

J’en parlais précédemment, les enfants sont un public qui possèdent ce sens de l’impro et ils ont un accès à l’imaginaire débordant, ce qui fait d’eux un public facile à fasciner et à embarquer dans des histoires farfelues. Cependant, ils sont aussi un public exigeant et ne supporte pas de s’ennuyer, il faut donc leur proposer un spectacle très rythmé et centré sur ce qu’ils souhaitent. Mais il y en aura aussi pour les adultes, l’impro a souvent plusieurs degrés de compréhension et en général chacun y trouve son compte.

> « Comment improviser vos vacances », c’est le thème de la soirée… quelles seraient vos vacances idéales ? A Carantec peut-être ?

Nos vacances idéales, c’est de profiter au jour le jour de ce qui se présente, au final nous sommes tous capable d’improviser, on le fait en permanence, dès que l’on se lève on fait face à une nouvelle journée dont on ne connait pas les aventures fabuleuses qui vont  s’y passer… Bref, des vacances à Carantec avec quelques rayons de sourire pour chacun, public et improvisateurs et les vacances seront bien sympas !

> Et pour finir, quel serait le défi le plus difficile à relever pour vous lors de cette soirée ?

Je pense que le défi le plus difficile à relever serait que les improvisateurs gardent leur sérieux tout au long de la soirée… en général, ils s’amusent et rient de leurs propres blagues ou situations incongrues qu’ils sont amenés à réaliser. Les personnes du public apprécient de voir que les comédiens sont proches d’eux et rient aux même choses. L’esprit de l’impro c’est cela aussi…

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Les Soirées Transat 2014

Les Soirées Transat animent Carantec tout l’été !

Depuis 5 ans, les Soirées Transat font vibrer Carantec tout l’été !
Initié par la mairie, piloté par l’office du tourisme avec l’aide de la médiathèque, du service jeunesse, du golf et du centre nautique, le festival est devenu un incontournable de l’été dans la Baie de Morlaix. L’an dernier, les nombreux événements programmés ont rassemblé près de 3 500 personnes pendant tout l’été !
Pour cette nouvelle saison, le festival vous propose toute une batterie d’animations culturelles et sportives entièrement gratuites chaque soir de la semaine du 15 juillet au 28 août. Pendant ces six nouvelles semaines, les Soirées Transat vont battre leur plein dans les cadres magiques que sont le Jardin du Verger, la plage du Kelenn ou encore l’île Callot !

Le principe ?
Un Conte sur un Transat chaque lundi, précédé par les Pots d’accueil gourmands de l’office de tourisme
Du théâtre, des concerts, de la danse chaque mardi avec les Trans’Arts
Des animations sportives chaque mercredi pour Quittons nos Transats !
Transat en Famille avec le Festival Place aux Mômes chaque jeudi

Alors, dépliez vos transats et installez-vous, ça va commencer…

Consultez le programme de l’été en détails
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